Jeudi 26 mars 2026.

Mais l’origine véritable du Ruisseau fantôme n’est plus visible, ne le sera plus. Rize est bien une sorcière, d’avoir survécu à la submersion de sa Source par les flots de Canal. Une sorcière aussi de l’avoir menée jusqu’à cet humain qui s’est choisi un prénom identique à celui du personnage de fiction pour lequel elle enquêtait sur cette Source.

Wendy Delorme, Le Parlement de l’Eau

Rencontre impromptue en choisissant une rangée pour m’installer au cinéma – je suis accompagnée – avec les enfants ?… Joanna Delon me demande si le petit garçon qu’elle m’avait conseillé a finalement été choisi. Elle me montre un extrait de film dans lequel il joue. Je ne reconnais pas l’enfant. Je pense qu’il a finalement été choisi sur Paris. Dans le rêve il y a aussi une sorte de scène de travail dans une petite salle autour d’un texte. Pour un film ? Un spectacle ?… Il y a une jeune femme brune qui ressemble à Itzel la jeune poétesse mexicaine rencontrée il y a deux semaines. Il y a aussi – comme une publicité – assis frontalement sur plusieurs rangées de siège de cinéma de jeunes couples. Iels sont plusieurs mais. C’est toujours le même couple. 

Une entrée sombre, un escalier de métal. Une lueur en contrebas, qui vient de l’Eau. Une Eau translucide, aux reflets vert bleuté. Pas le vert malade des algues d’Eaux croupies, mais le bel émeraude des Eaux de Rhône, filtrées jusqu’ici par ses couches alluviales, ses graviers et ses sables fins. Une Eau si transparente qu’on voit le moindre détail au fond. […] Neuf voûtes de plusieurs mètres de large, taillées dans une pierre claire, sur lesquelles se forment de minces dentelles de stalactites calcaires. Tandis que ses yeux vont des arches à la surface luminescente du Bassin, elle ne sait ce qu’elle admire le plus : l’œuvre architecturale pensée par l’humain, ou la pureté des Eaux ainsi clarifiées par les sables de Rhône. C’est la première fois qu’elle ressent à ce point la parfaite harmonie que peuvent former les entités naturelles avec l’ingénierie humaine. […] dans une beauté aquatique et minérale dont la féérie est plus intime, plus mystérieuse qu’aucun spectacle d’Eau et de lumière jamais vu par elle. […] Quelque chose de profond et de calme, serein et recueilli.

Wendy Delorme, Le Parlement de l’Eau 

Quand elle décrit sa visite des Bassins filtrants de l’ancienne usine de purification de l’Eau du faubourg Saint-Clair à Lyon. Je pense immédiatement à notre visite durant l’été 2022 de la Grotte Saint-Marcel (aménagée par l’humain) – à la frontière du Gard & de l’Ardèche – tellement magique  & impressionnante. Je pense aussi à ce second atelier proposé par Julie auquel je souhaite m’inscrire – il faut que je m’en occupe – sur nos ancêtres les sorcières. Je pense à ma grand-mère maternelle mamie Marcelle. Je me dis peu importe le genre. C’est un signe. Marcel/Marcelle. J’y avais pensé déjà à l’époque. Je pense à l’eau. Aux cavités. Au chant de.

De la fluidité du chant de l’eau à la voix lointaine de ma grand-mère chantant des airs populaires ou d’opéra à présent éternellement.

Cette impression de traversée. Mardi/Mercredi traverser l’espace temps du rhume petite maladie éphémère. J’étais  autre. Ailleurs d’ailleurs. En quelque sorte en pause. Tellement différente de celle que je suis habituellement. Mais quand le corps parle il faut savoir l’écouter. Il était même impossible de lutter. Poursuivre mes multiples activités avec une énergie à toute épreuve n’était tout bonnement pas réalisable. Il fallait s’arrêter. Dormir. D’une certaine manière se. Reconstruire. Ça commence à aller mieux je le sens aujourd’hui. Rester cependant vigilante.

C’étaient de très grands vents… Sur cette terre. Mistral gagnant. Et tremble le cèdre du Liban. Et frémissent les arbres de Judée. 

Nous nous retrouvons Charlotte & moi chez elle cette fois pour travailler notre version vingt minutes de De l’urgence de vivre au ralenti. Après un thé au miel salvateur près du feu de cheminée nous avançons bien. Trajet nouveaux itinéraires-Lenteur-Épuisement-Désir. Nous coupons réduisons essentiellisons. Ça bruisse.

Sur la route du retour des arbres sont tombés soufflés par la puissance du vent. Se méfier des branches isolées qui s’envolent au rythme des rafales. 

Ce soir la double lecture Lessive de Victor Malzac et Féérie de Gabriel Gauthier organisée par ActOral a été déplacée à la Librairie Mazette. Les jardins des Sœurs Franciscaines de La Cômerie ont été fermés au public pour cause de vent violent. Ce n’est pas grave & tout aussi passionnant. Revoir & entendre Victor Malzac est toujours un moment fort. Découvrir l’univers très subtil de Gabriel Gauthier est touchant.

Les difficultés que nous rencontrons avec les livres, nous les rencontrons aussi avec les gens. Ils sont durs à cerner. Il ne nous reste d’eux qu’une pensée sommaire dont on n’est même pas sûr qu’elle était dans le livre, désignait la personne. Pourtant c’est elle que nous gardons. J’aimerais appeler ce raccourci que nous faisons à longueur de temps avec les livres quand nous les avons finis, avec les gens quand nous arrêtons de les voir, par exemple quand ils meurent – une féerie.

Gabriel Gauthier

Richesse de ces moments de ces. Rencontres. Lectures. Textes. Univers. Ainsi que des discussions passionnantes qui s’en suivent. Sur la question du genre de la pertinence ou non de l’écriture inclusive sur la question de l’écriture poétique & romanesque sur la question du temps de l’écriture la question du réel & de l’imaginaire. Sur la véracité & le crédible. Sur les inspirations secrètes. Sur la différence entre l’être-écrivant et le statut social de l’être-écrivain – la qualité n’étant l’apanage ni de l’un ni de l’autre. Sur l’oralité. Sur la liberté incontrôlable & implicite à l’écriture dans des carnets/cahiers. Sur la responsabilité de ce que l’on écrit. Sur nos différentes manières de. 

Je pense encore. L’écriture est un élégant tissage entre réel & fiction. Elle est traduction interprétation transformation. (inextricable brassage du réel à l’imaginaire & de l’imaginaire au réel). Quand nous lisons &/ou quand nous écrivons nous sommes entièrement DANS le livre. Comme plongé·e·s. Happé·e·s. Plus rien n’existe autour. Le monde réel ce qui reste en dehors du livre n’existe plus. Nous habitons la réalité du livre que nous tenons entre nos mains. & c’est jouissif. & c’est bonheur. & salvateur. Une résistance capitale à la violence du monde. 

E.S.

Journal poétique 2026 (extrait)

🦩 Et si vous souhaitez traverser vous remémorer vous attarder sur 2022 et/ou sur 2023, on peut poursuivre la lecture en commandant sur le site de Les Amis de Jacques Flament Éditions :

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Jeudi 26 mars 2026 © emmanuelle sarrouy

Dimanche 15 mars 2026.

Oh ma Lou

Oh ma Lou

Oh Marilou

Serge Gainsbourg, Ma Lou Marilou in L’Homme à tête de chou

Demi-sommeil. Je pense à « Elles » ce livre de J.-B. Pontais sur les femmes que j’ai acheté il y a fort longtemps genre à Gréoux-les-Bains (?) & que je n’ai pas encore lu. Envie de le lire. Je pense. Envie de lire, lire, lire. Envie de lire, lire, lire. Cinq heures trente. Le temps de me faire un café &. Je m’y mets.

Alors voilà me dis-je. Savoir écouter les messages envoyés par mon subconscient au réveil. Savoir écouter & prendre le temps de creuser d’étudier le message ses tenants & aboutissants de comprendre ses correspondances ses épiphanies dans l’histoire de ma vie. Je cherche un titre. Je trouve d’autres informations. Des enregistrements rencontres avec l’auteur autour d’un livre. De son œuvre. Je me laisse guider & clique instinctivement sur l’une des émissions. Il se trouve qu’elle fait sens à plus d’un titre. Il s’agit d’abord d’une rencontre enregistrée un 15 (avril 2009). Il est ensuite question du livre « Le Songe de Monomotapa » – sur le thème de l’amitié & inspiré par « Les Deux Amis » de Jean de La Fontaine – qui semble faire trilogie avec « Frère du précédent » – écrit sur le thème de la fratrie & offert à mon papa Jean-Paul jeune frère cadet de mon parrain Gilbert il y a de nombreuses années – & avec « Elles » – sur le thème des femmes & livre dont j’ai rêvé cette nuit.

De la même manière j’enquête sur. Marilou (qui m’a réveillée). Celle de Serge Gainsbourg personnage semi-fictif qui apparaît à plusieurs reprises dans son Homme à tête de chou. & là. Seconde dinguerie. Folie. Je tombe de fil en aiguille sur « Marie-Lou-La-Monde » oups « Marie-Lou-LE-Monde » de Marie Testu roman-poème édité au Tripode. Maison d’édition à qui je viens d’envoyer mon dernier manuscrit. Histoire d’amour histoire des commencements des fulgurances. Histoire d’. Être-Monde. (je pense à ce qu’il m’a dit un jour). Enchantement. Comme une. Envie de lire ce texte. Affaire à suivre. Assurément. Je découvre également à cette occasion l’étonnant & très beau petit film poème du canadien Félix Dufour-Laperrière « Variations sur Marilou ». Comme quoi. De la richesse non négligeable des messages nocturnes.

« La mémoire n’est jamais chronologique.

Elle travers le temps dans tous les sens. » J.-B. Pontalis

« L’amitié, cette force qui enjambe l’absence. » René Char cité par J.-B. Pontalis

J’écoute J.-B. Pontalis. Lettres entre Montaigne & la Boétie ; Jacques Vaché & André Breton… Je pense à notre rencontre Master Class d’hier qui justement de l’amitié… Je lirai samedi prochain un texte d’Yvon Le Men sur Jean Malrieu. Ces histoires d’amitié. Il parle d’amitié & de correspondance. Correspondance – cum respondere. Répondre avec. Rimer avec. De la force évocatrice de ce mot. Correspondances. La recherche d’un·e autre – proche – mais différent·e. À la fois dissemblable & semblable. L’amitié dit-il se tisse fil à fil.

L’amitié vécue aujourd’hui est-elle la même que celle des siècles précédents ?

Dans les correspondances il y a quelque chose de l’ordre du bouillonnement de l’idée. Une effervescence. Il s’agit non pas de « changer le monde » mais de « faire bouger le monde à partir d’une nouvelle pensée ».

Dans cette même foulée ce même ordre d’idée ce même élan poursuivre la lecture du Journal 2026 que Marie-Philippe Joncheray m’envoie chaque jour depuis. Nos correspondances semées entre les mots. Entre les horreurs de la guerre – qu’iels souhaitent même c’est affligeant on dirait – & les souhaits horripilants de bonne belle douce année avant même. Qu’elle ait commencé. Au fil des heures.

« Les livres sont un vecteur d’amitié » nous dit J.-B. Pontais.

Et cependant. « Nul n’est tenu d’écrire (On n’est jamais tenu de faire un livre) » rappelle Bergson.

Quinze images de nuages. Dialogues éphémères. Fragiles. Précieux. Les Alpes dans le ciel. Magie de certains moments de la journée qui ne durent qu’un instant. Savoir les saisir demande une attention extrême une disponibilité à toute épreuve. Le sens des priorités.

& pourtant. Tous ces (autres) moments qui filent sans que nous en ayons même conscience. Sans nous.

« Trouver un style qui ne serait pas didactique qui ne prétendrait pas prendre l’ascendant, en imposer, mais transmettre ce qui est venu d’une expérience toujours déroutante. » J.-B. Pontalis, « La traversée des ombres »

L’écriture poétique est par conséquent écriture créatrice par excellence. & sa lecture créative. J.-B. Pontalis parle de l’importance de. Laisser de la place au lecteur. Il parle d’ « Elles ».

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’amie et collègue d’aventure éditoriale Anne Perrin.

& puis & puis & puis. Chu Chi saumon thaï curry. Ce jour. Premier tour des élections municipales. Se dire se répéter que rien n’est jamais gagné ou perdu d’avance. Agir. & comment. Que désirons-nous réellement ? Tandis que le monde tout autour. S’enflamme. Comment combattre la folie des hommes. La peur. La bêtise. L’ignorance. Comment ? Il faut bien-sûr une volonté & des moyens d’action. Il ne faut surtout jamais baisser les bras. Je l’ai appris en Haïti. Tché bé raid pa moli. Jamais.

E.S.

Journal poétique 2026 (extrait)

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Dimanche 15 mars 2026 © emmanuelle sarrouy
poème slogan 2026 © emmanuelle sarrouy

Vendredi 6 mars 2026.

Ciel gris bleu pâle. Le cèdre du Liban frémit. Tremble. Toute cette bêtise humaine. Toutes ces horreurs déployées. Quand donc cesseront-elles. Quand ? Second jour de blocus au Lycée Saint-Charles. Le Parlement de l’Eau m’emporte dans ses flots – ses hésitations & ses élans. Cet enthousiasme du geste. Optimisme débordant dans l’action.

« La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout.

La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. » Milan Kundera

« Quand elle est vraie, l’écriture vient d’un charbon à l’intérieur de l’être. » Laura Vazquez

Ce matin Medjina revient à la maison tandis que nous allons à La Capelette. Récupérer encore quelques affaires et poursuivre le second & ultime tri. JP a rendez-vous avec Franck G. pour lui remettre quelques livres précieux. Nous arrivons enfin à nous appeler avec Anne-Claire B. Photographier l’avocatier & le jardin avant. Passage imminent des jardiniers qui dixit JP vont tout ratiboiser. Ce jardin est une merveille mystérieuse. Un petit paradis en plein cœur de Marseille. Une petite jungle magique. Les plantes y poussent magnifiquement bien. Ce jardin me touche. Je le photographie avant de partir. Pas sûre de pouvoir revenir avant le passage des jardiniers. Dont acte.

Au retour nous dévorons les sandwiches achetés chez Ange. Reprendre le cours des ateliers d’écriture de Laura Vazquez. Beaucoup de retard. Qu’importe. Y aller à mon rythme whatever. & puis. Écrire, écrire, écrire. En écoutant Didier Da Silva jouer une mazurka au piano. En écoutant l’émission Poésie In The City où Julie Cat reçoit ce mois-ci la douce poétesse & danseuse Virginie Anouch Kechmanian. En écoutant Equinoxe de John Coltrane et Chalouper de Gaël Faye. En écoutant du jazz iranien. Nuits Persanes version jazz fusion instrumental. Écrire encore écrire est. Au cœur même de mon désir.

« Écrire, ce n’est pas seulement avoir quelque chose à dire.

C’est inventer la langue juste pour le dire. » Laura Vazquez

[…]

E.S.

Journal poétique 2026 (extrait)

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Vendredi 6 mars 2026 © emmanuelle sarrouy

Lundi 2 mars 2026.

Ciel parsemé de nuages doucement roses doucement éclairés d’un soleil déjà ardent. […]

Lecture inopinée des premières pages de « Cantique du lac » d’Anna Milani que m’a prêté Marie-Philippe. Magie de la lecture à voix haute. C’est à présent le corps qui prend en charge le texte les mots le rythme. Dans un souffle inspiré.

Démarrer l’après-midi par. Nouvelle séance de kiné qui me fait le plus grand bien je le sens. Cet espace-temps suspendu dont nous avons tant besoin. Pour le corps &. L’esprit. Plus que deux séances à venir. Dehors dans le rythme effréné de nos vies citadines les stations essences sont prises d’assaut suite aux événements récents. J’arrive moi aussi à faire un plein. Par sécurité. Je pense au paradoxe de nos vies. Je pense qu’il faut changer nos habitudes nos manières de vivre je pense que c’est malgré tout souvent compliqué je pense qu’on le fait déjà un peu mais que ce n’est pas suffisant qu’il faut faire encore beaucoup d’efforts je pense que les nouvelles générations y arriveront bien mieux que nous je pense qu’il faut réfléchir différemment changer nos paradigmes on le dit depuis tellement longtemps je pense que la vie le vivant recèlent encore de belles choses auxquelles il faut s’accrocher je pense que nous n’avons pas appris grand-chose un peu cependant mais que nous pouvons encore apprendre & bousculer l’ordre mondial établi d’autodestruction combattre les dérives capitalistes combattre les tyrans & célébrer le vivant le vivant le vivant éviter le suicide collectif programmé au moins le ralentir mais le souhaite-t-on vraiment & jusqu’où sommes-nous prêt·e·s à aller & dans quel monde voulons-nous vraiment vivre ?

J’apprends le décès de Clément Oubrerie parti hier rejoindre les étoiles filantes du dessin et de l’illustration. Il avait notamment collaboré avec Marguerite Abouet sur la très belle série BD que j’ai adorée dès les premières pages « Aya de Yopougon ». Sur « Akissi » aussi. Ainsi que sur « Isadora » & la série des « Pablo » (Picasso) avec sa compagne Julie Birmant. Il était né un 23 décembre 1966. Il était jeune. Souffrait de la maladie de Charcot. Que c’est triste.

E.S.

Journal poétique 2026 (extrait)

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Lundi 2 mars 2026 © emmanuelle sarrouy
poème Slogan 2026 © emmanuelle sarrouy