Lundi 2 mars 2026.

Ciel parsemé de nuages doucement roses doucement éclairés d’un soleil déjà ardent. […]

Lecture inopinée des premières pages de « Cantique du lac » d’Anna Milani que m’a prêté Marie-Philippe. Magie de la lecture à voix haute. C’est à présent le corps qui prend en charge le texte les mots le rythme. Dans un souffle inspiré.

Démarrer l’après-midi par. Nouvelle séance de kiné qui me fait le plus grand bien je le sens. Cet espace-temps suspendu dont nous avons tant besoin. Pour le corps &. L’esprit. Plus que deux séances à venir. Dehors dans le rythme effréné de nos vies citadines les stations essences sont prises d’assaut suite aux événements récents. J’arrive moi aussi à faire un plein. Par sécurité. Je pense au paradoxe de nos vies. Je pense qu’il faut changer nos habitudes nos manières de vivre je pense que c’est malgré tout souvent compliqué je pense qu’on le fait déjà un peu mais que ce n’est pas suffisant qu’il faut faire encore beaucoup d’efforts je pense que les nouvelles générations y arriveront bien mieux que nous je pense qu’il faut réfléchir différemment changer nos paradigmes on le dit depuis tellement longtemps je pense que la vie le vivant recèlent encore de belles choses auxquelles il faut s’accrocher je pense que nous n’avons pas appris grand-chose un peu cependant mais que nous pouvons encore apprendre & bousculer l’ordre mondial établi d’autodestruction combattre les dérives capitalistes combattre les tyrans & célébrer le vivant le vivant le vivant éviter le suicide collectif programmé au moins le ralentir mais le souhaite-t-on vraiment & jusqu’où sommes-nous prêt·e·s à aller & dans quel monde voulons-nous vraiment vivre ?

J’apprends le décès de Clément Oubrerie parti hier rejoindre les étoiles filantes du dessin et de l’illustration. Il avait notamment collaboré avec Marguerite Abouet sur la très belle série BD que j’ai adorée dès les premières pages « Aya de Yopougon ». Sur « Akissi » aussi. Ainsi que sur « Isadora » & la série des « Pablo » (Picasso) avec sa compagne Julie Birmant. Il était né un 23 décembre 1966. Il était jeune. Souffrait de la maladie de Charcot. Que c’est triste.

E.S.

Journal poétique 2026 (extrait)

🦩 Et si vous souhaitez traverser vous remémorer vous attarder sur 2022 et/ou sur 2023, on peut lire en commandant sur le site de Les amis de Jacques Flament Editions :

👉🏾 2022 : https://www.jacquesflamenteditions.com/546-ciel-etoile…/

👉🏾 2023 : https://www.jacquesflamenteditions.com/582-chant-des…/

Lundi 2 mars 2026 © emmanuelle sarrouy

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